L’artiste plasticien Mark Daovannary questionne, rétablit, transforme d’anciennes pensées et pratiques culturelles du continent asiatique : le bouddhisme, la méditation, la laque, les sceaux, les chakras. Comme un grand atavisme inversé, il va chercher ce qui lui a échappé, ce qui a sauté les générations. Avec ses œuvres, il restaure et donne éternité à ce qui est dépassé, déprécié, oublié, renouant ainsi avec un temps brisé. Cette curiosité s’accompagne d’un travail minutieux de la matière et de la substance : la pierre, le bois, la résine, la cendre, façonnés par la main de l’artiste, prennent des formes simples et délicates desquelles émanent une tension. La force des sujets et des matières impose des limites. Souvent, la forme retient l’énergie et le mouvement : les aiguilles avancent et reculent dans un coffret, les nuages cheminent cernées par les lignes, les volutes et nervures se déploient entre quatre murs. Ses créations, autant d’hommages aux anciennes traditions, si elles nous renvoient à des siècles évanouis, ne sont pas moins d’une très grande modernité.
Formé à l’École des Arts Décoratifs de Paris, la School of Visual Arts de New York et l’École Duperré, Mark Daovannary a enrichi son apprentissage auprès du sculpteur japonais Tetsuo Harada et d’artisans sud-coréens. Ses œuvres ont été présentées au 62e salon de Montrouge, à la Villa Noailles ou encore à la Chapelle des Beaux-Arts de Paris. Il est lauréat des Talents Émergents de la Région Île-de-France.
Anthony Ong
Mark Daovannary, Kesa © DR
